Définition du coaching et rôle du coach

Dimanche 24 janvier 2010

Une de plus me diriez-vous !
Eh bien non, je vous ferais grâce d’une énième définition du coaching. Parmi tous ce qui a déjà été publié à ce sujet, je préfère vous commenter deux textes et vous dire en quoi ils correspondent à ce qu’est pour moi le coaching.

Pour l’International Coach Federation

D’abord la définition du coaching pour l’International Coach Federation ( ICF ) :

Le coaching professionnel se définit comme une relation suivie dans une période définie qui permet au client d’obtenir des résultats concrets et mesurables dans sa vie professionnelle et personnelle. A travers le processus de coaching, le client approfondit ses connaissances et améliore ses performances.
Le coaching peut se pratiquer en séances de face-à-face, au téléphone ou en séances collectives, voire dans un lieu spécifique (Coaching sportif). Ces séances peuvent être assorties d’échanges écrits par courrier ou par e-mail.
Le coaching peut être utilisé parallèlement à un travail de psychothérapie mais il ne saurait s’y substituer.

Une relation suivie :
Plus qu’une relation, une alliance qui s’opère entre le coach et son client (le terme de client désigne aussi bien un individu ou qu’une équipe). Il est essentiel que le coach soit un soutien professionnel inconditionnel pour son client. Cela implique d’être d’une part dans le non-jugement et d’autre part en protection de son client. Ce qui va permettre au client de réaliser les projets qu’il choisit de mettre en œuvre en transformant, si c’est pertinent, sa vision, ses valeurs et ses compétences.

Une période définie :
Ce point est lié au suivant : puisqu’il s’agit d’obtenir des résultats, il faut bien en fixer une échéance calendaire dès le départ. Qu’il s’agisse d’un coaching professionnel ou d’un coaching personnel, les contingences économiques nécessitent de fixer une période. Mais surtout, le fait de fixer une date de fin pour un coaching fait partie de l’alchimie qui provoquera le changement escompté et c’est aussi un vecteur d’autonomie pour le client. Pour un coaching individuel, la profession s’accorde à dire que dans plus de 80% des cas, la durée d’un coaching se situe entre 6 et 12 séances. Pour ma part, je pense qu’il est préférable et plus efficace de convenir d’un nombre de séances dans la partie basse de cette fourchette (sauf à y inclure autre chose que du coaching comme des séances de formation individualisée par exemple).

Des résultats concrets et mesurables :
Ça fait partie de la phase initiale, l’établissement de la demande de coaching, au cours de laquelle le client indique quel est le but à atteindre et comment il saura que ce but est atteint. A noter, même si la formulation est subtile, que c’est bien « le client qui obtient des résultats », c’est lui qui est acteur.

Enfin le thème « Coaching et Psychothérapie » mérite certainement tout un article spécifique. On peut simplement dire que les deux n’ont pas la même finalité. En même temps, ils peuvent se compléter.

Pour la Société Française de Coaching

Ensuite la définition du rôle du coach pour la Société Française de Coaching :

La compétence spécifique du coach repose sur sa capacité à aider son client à élaborer ses propres solutions. Le coach ne sait pas à la place de son client. Il ne possède pas la solution. Sa valeur ajoutée réside dans sa capacité à stimuler chez la personne coachée la recherche d’une solution créative et adaptée, à partir de ses propres capacités et de la situation, sans l’influencer. Son intervention :
  – vise à mieux comprendre des situations professionnelles vécues
  – permet la co-construction de scénarios de progrès.

Ce que j’aime dans cette définition, c’est qu’elle indique clairement que l’unique acteur qui élabore les solutions est le client et non le coach. Et c’est essentiellement ce point qui distingue le coaching des autres formes d’accompagnement que sont le conseil, le tutorat ou la formation. Même si, en apparence, les finalités du coaching et du conseil sont les mêmes, la démarche et la posture pour les atteindre sont différentes. De ce fait, l’une et l’autre ne s’adressent pas au même besoin du client. Le conseil vise à mieux faire et savoir plus en apportant de l’expertise et en aidant dans l’application des solutions. Le coaching s’attache à mieux être pour mieux faire ou faire différemment dans le système du client en apprenant à apprendre, et ce, quelque soit le client (on parle toujours d’un client qui peut être un individu, une équipe ou une organisation). Les apprentissages sont spontanés, involontaires et intuitifs. Ils proviennent un changement d’angle de vue du client sur son contexte, d’une réinterprétation de la réalité.

Capacité à stimuler chez la personne coachée la recherche d’une solution créative et adaptée… :
Cette capacité, c’est tout le savoir-faire et savoir-être du coach. L’ICF les a classés en 4 grands domaines :
  – Etablir les fondations
  – Co-créer la relation avec le client
  – Communiquer avec efficacité
  – « Apprendre à apprendre » à réussir

Sans l’influencer :
Entendez, sans l’influencer vers telle ou telle solution. Par contre, le coach va questionner son client pour que celui-ci explore toutes les facettes des solutions qu’il aura élaborées.

Voilà quelle est ma conception de ce qu’est le coaching, tout en sachant que nous-mêmes, nous avons emprunté ce terme à une autre profession !
En effet, à l’origine le coach était la personne qui conduisait les diligences. D’ailleurs, le mot de coach vient du mot hongrois kocsi qui désigne une diligence. Kocs est une petite ville hongroise où furent construites au Moyen Age des diligences postales réputées pour leur système de suspension et de conduite innovant, solide et confortable.

Robert Riou

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